
ULTIMATUM
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Présentation du projet
Avec une durée de trente minutes ULTIMATUM est, à ce jour, le projet le plus ambitieux de KJC et représente une étape majeure dans notre parcours. Par la multiplicité de ses décors, par la richesse de ses personnages et par l'ampleur de son sujet, nous avons dû repousser nos limites pour mener ce projet à terme.
L'idée du film est née d'une interrogation vertigineuse : que reste-t-il de l'humain lorsque l'intimité disparaît ? Pour y répondre, nous avons voulu mêler deux dimensions. La première, institutionnelle, qui plonge le spectateur dans les arcanes clots du pouvoir, où chaque décision est un dilemme moral. La seconde, intime, qui raconte la fragilité d'individus confrontés à une exposition qu'ils n'ont jamais choisie. Ce double regard permet de donner au récit une tension à la fois politique et émotionnelle, en plaçant côte à côte la grande histoire et les petites vies.
Visuellement, le film déploie une variété de lieux et d'ambiances passant du bunker froid et feutré du pouvoir, aux rues et aux chambres ordinaires où vivent Léna, Éden et Charlie. Ce contraste renforce l'opposition entre deux mondes. Multiplier les décors et élargir le casting répondait à une volonté claire de donner au film une ampleur nouvelle à la hauteur de son propos.
Le cadre de création
ULTIMATUM s'inscrit dans une étape charnière de notre parcours. Il marque un passage vers un cinéma plus ample, plus narratif, sans pour autant perdre l'attention portée à l'humain.
Sa réalisation a représenté un véritable défi car il s'agissait d'articuler une intrigue à fort enjeu, capable de créer du suspense, tout en conservant une écriture sensible, attentive aux émotions des personnages. Nous avons voulu que chaque plan traduise ce double mouvement entre la gravité d'une menace collective et la fragilité d'existences individuelles.
Mais au-delà de la mise en scène, ULTIMATUM est né d'une volonté sincère de raconter notre époque. Une époque où la technologie fragilise l'intimité, où l'information circule plus vite que la protection des individus, où le collectif se construit parfois au détriment du personnel. C'est dans cette tension que le film prend racine, et c'est là qu'il trouve son sens.